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  • Benoit Poillon

Combattants du souvenir

"Les traces qu'on laisse sont périssables. Quand une personne ferme les yeux pour la dernière fois, on ne soupçonne pas tout ce qui meurt avec elle : une époque, un dialecte, une révolution, un poème, un chagrin d'amour... La mémoire vive n'a pas de disque dur. Tout dépend de nous et de ce que nous voulons préserver. Tant que nous nous souvenons, nous avons le dernier mot"

Jocelyn Sioui





Les traces

ne sont pas éternelles !







La mémoire est comme le sable. Elle est malléable et prend la forme de ce qui se pose dessus. D'une extrême fragilité, les traces que nous laissons sur le sable disparaissent avec le temps. Parfois même, c'est la marée qui détruit les formes ou le vent qui les transforme. C'est inéluctable. Nos traces sont amenées à s'effriter.


Nous ne pouvons pas obliger nos enfants à marcher dans nos traces pour les rendre éternelles. Mais nous devons les sauvegarder le plus longtemps possible afin qu'elles les guident. Si elles s'effacent, ce sont bien plus que des traces qui disparaissent. C'est un chemin de conscience, des combats, des erreurs, des victoires, des expériences et tout autant de part de vie qui s'envolent vers l'oubli.


La mémoire est une ressource indispensable pour que les individus se construisent et évoluent. Sans elle, le "ça" du "Plus jamais ça!" est indéfinissable. Sans elle, le développement personnel lié à la psycho-généalogie est vide de sens. Sans elle, nous répéterons les mêmes erreurs encore et encore.






Nous sommes tous les gardiens de la mémoire !







La mémoire n'est pas un exemple à suivre vaille qui vaille. Elle est un guide riche de savoirs qu'il convient de connaître pour faire son propre chemin. Combattre l'oubli est le seul moyen de libérer la mémoire de sa destinée. Nous avons tous un rôle déterminant à jouer. Nous sommes tous, à notre niveau, les gardiens de la mémoire et les combattants du souvenir.

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